• Bonjour, me voilà de retour après 5ans d'absence, dû à un changement de fonctions au travail avec des nouveaux horaires et un manque de motivation pour les ultratrails. Bien sûr, j'ai continué à courir avec juste comme objectif Les Gendarmes et les voleurs. 

    Depuis j'ai changé de club et je suis aux Godasses Ambazacoises depuis septembre 2016.

    Mon nouveau club inaugure une base de trail à Ambazac le 09/12/2017 sous le label de la FFA, Uni'vert trail. 


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    Endurance Trail du Festival des Templiers (26/10/12).

     Il est 3h30 et me voilà au départ de l'Endurance Trail (106 kms pour 4500mD+), il a plu depuis le couché du soleil mais pour le moment la pluie a cessé et un fort vent s'est levé, qui a couché l'arche de départ. J'ai prévu de boucler ce périple en 18h00, et j'ai minutieusement calculé mes temps de passage au différents pointages histoire de rester concentré et motivé.

     De Millau à La Cresse

     3h56, la musique de ERA se fait entendre, 4h00 le départ est donné, ça ne part pas trop vite pourtant nous sommes sur la route pour 3,2 kms et déjà la première difficulté, une côte de 2,695 kms pour 473mD+, et je commence à me demander si je vais pouvoir aller au bout car j'ai du mal à la digérer.

     La pluie vient se mettre de la partie est sera présente toute la course. Faut dire qu'à la lumière des frontale cela donne un spectacle sympa. Arrive une descente technique, la descente de la CRESSE, 2,325 kms pour 340 mD- (un sentier qui s'est creusé sous l'effet des pluies cévenole, grosses racines, rigoles profondes, ruptures de pentes, une excellente lampe frontale s'impose, c'est une évidence) et déjà le premier ravitaillement ( km17), j'arrive avec 40mn d'avance.

     De la Cresse à Mostuejouls.

     Trois grosses côtes sur ce secteur, la première, 4,515 kms pour 450mD+ . Cette montée comporte 3 paliers, un premier pour rejoindre le village de Fontaneilles (1,380) puis un second par une longue piste en faux plat pour atteindre le château médiéval de Peyrelade (3,320). On y accède par une monotrace cheminant dans les ruines, et c'est là qu'on attaque la dure montée sur le Piédestal, une table rocheuse presque circulaire dominant la vallée du Tarn. On grimpe sur l'arête sud offrant ainsi une vue permanente sur la vallée qui s'éveille. 350 m sont encore nécessaire pour atteindre l'observatoire. La seconde 4,402kms pour 382mD+ pour rejoindre le Bourg-Le Buffarel au km 30.

     Une difficulté atypique dans le paysage des Templiers car on évolue dans un tout autre univers, moins tourmenté et plus ouvert. Il s'agit d'une montée régulière sans difficultés majeures en deux temps s'élevant au dessus du village du Bourg et des ravines argileuses. Arrivé à la route, la pente s'accentue surtout lorsque l'on rejoint une monotrace qui met le cap sur le col du Buffarel.

     La dernière 3,2kms pour 495mD+ nous permet d'atteindre le ravitaillement de Mostuejouls au km43, j'arrive en 5h22' en 184éme position avec 1h10 d'avance sur mon tableau de marche.

     De Mostuejouls à Le Rozier.

     C'est la plus belle partie de ce parcours. Une section débutant juste après le ravitaillement, qui nous permet de rentrer dans le vif du sujet sur ce superbe sentier technique permettant de grimper (c'est le terme) au Roc des des Agudes puis au Puech. De là, on reprend une foulée de coureur (c'est pas forcément évidant) sur ce plateau pour rejoindre la descente sur St Marcellin et son cirque rocheux et sur le site troglodytique d'Eglazines. Cela nous permet d'admirer la splendeur des gorges du Tarn jusqu'au village du Rozier au km 52, j'y arrive au bout de 7h14' en 203éme position avec 1h11' d'avance.

     Du Rozier à St André de Vézine.

     Sur ce secteur, la côte de Peyreleau 4,015kms pour 450mD+, est régulière et plus fluide avec un replat salutaire au 2/3 et un beau final pour rejoindre le domaine forestier de la Bartasserie.

     Puis c'est l'arrivée à St André de Vézine en 9h23' en 224éme position avec 1h17' d'avance.

     De St André de Vézine à La Roque Ste Marguerite.

     Peut être le secteur le plus facile qui commence par une descente dans un rec sauvage et tortueux puis par la montée sur le causse de Roquesaltes, avec au sommet les rochers du même nom que l'on traverse par le milieu. On chemine le long des corniches, on rejoint les bords des falaises du Rajol, dommage qu'il pleuve et que l'horizon soit un peu bouché car on a une superbe vue panoramique.

     On descend sur le château de Montméjan par un sentier offrant lui aussi une vue sur la vallée de la Dourbie, un bon sentier muletier ludique mais casse pattes.

     Voilà La roque Ste Marguerite, km 78 (déjà!!!), les jambes commencent à être lourdes et ont du mal à tourner, cela fait 11h12' de course, je pointe en 217éme position et j'ai toujours 1h18' d'avance, mais je ne sais pas pourquoi, je sens que ça va se gâter.

     De St André de Vézine à la ferme du Cade.

     Départ du ravitaillement sous des trombes d'eau, cela ne me motive pas vraiment , de plus que l'on attaque par une côte de 1,560 kms pour 346mD+, qui nous permet d'arriver à un bel observatoire dominant le village, et de se dire que le Larzac est à ses pieds.

     Je continu mon chemin et entre Pierrefiche et Massebiau km 94 il n'y a pas grand chose à dire, parcours en sous bois, longeant la Dourbie, bosselé pas de gros dénivelé.

     Passé Massebiau nouvelle côte 2,895kms pour 461 mD+, alors là pour moi c'est la plus dure, on grimpe, on escalade et avec la pluie le sol est glissant, on avance de trois enjambées et on recule d'une, en plus il commence à faire nuit, ma lampe frontale est au fond de mon sac et je n'ai pas envie de la sortir, j’essaie de m'accrocher aux coureurs qui me doublent pour bénéficier de lumière et je me demande si je ne vais pas claquer, c'est un calvaire. Enfin voilà un replat, on est peut être au sommet mais mon espoir est de courte durée, c'est reparti pour un tour. Tous se passe désormais dans la tête, ça fait aussi parti de l'entrainement d'un ultra traileur savoir gérer son mental. J'aperçois

     maintenant des lumières, des spectateurs, la ferme ou se situe le ravitaillement, je suis arrivé quand même au sommet, je pointe en 245éme position en 15h32', je n'ai plus qu'un heure d'avance, j'ai froid et je me fais violence pour repartie car il me reste encore au moins 1h30 de course pour 8kms.

     Je sors mes deux lampes frontale car je connais la dernière descente, de jour elle est pas mal, alors de nuit dans la boue, je m'imagine.

     De le ferme Le Cade à l'arrivée.

    Je repars donc, c'est bien sur la grande difficulté du festival des Templiers, 3,080kms de descente pour 470mD-, une descente dans l'esprit des Templiers avec bien entendu ce passage emblématique dans la grotte du Hibou. Cette descente s'effectue en 3 zones bien distinctes, la partie boisée, ludique demandant une certaine vigilance, puis une partie sous falaise transitoire pour rejoindre la grotte et à partir de là, c'est galère. La pente est dure, technique par moments, dans la boue et il est parfois très difficile de rester debout tellement ça glisse. Je tombe trois fois, mes chaussures doivent pesées trois kilos chacune avec cette boue, il y a du brouillard, je n'y vois plus rien. Je continue d'avancer coute que coute et mon effort est récompensé car j'aperçois soudain les lumières de l'arrivée et j'entends le speakeur dans le micro, mon cœur se mets à battre la chamade, je sorts enfin du bois, la ligne est là à 500m, je la coupe après 17h06'17'' d'efforts en 243éme position. Je reçois enfin ma médaille et mon tee shirt de finisher, au fond de moi je suis fier de ce que je viens de réaliser.

     Ce fut un beau périple, dommage que la météo n'est pas été de la partie cela aurai été plus sympa.

     C'est une très belle course, très bien organisée et elle est incontournable pour un coureur de Trail.

     Franck, le 31/10/12.

     

     

     


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